Le zombi

Le zombi
Le mot Zombi ou Zombie est un nom masculin qui a pour origine le monde créole et fait référence à la culture Vaudou. Il désigne un mort qui sort de sa tombe et est rendu esclave par un sorcier.

On le dit également d'un individu qui a l'air absent ou amorphe.

En terme très général un zombi est un être privé de son âme, de sa volonté.

# Posté le jeudi 03 août 2006 19:29

Le vaudou.

Le vaudou.
Les zombis ont été victime d'un prêtre vaudou (appelé Houngans). Il a administré une drogue comprenant de la tétrodotoxine (poison assez fort qui se trouve dans le tétraodon).

La substance serait administrée par un contact cutannée. On projet de la poudre ou un liquide sur la peau de l'individu. On dit "recevoir un coups de foudre".

Cette poudre donne l'apparence à la victime d'être mort (arrêt complet des fonctions vitales). Mais cette mort est apparente, car la personne reste consciente et entend tous ce qui se passe autour d'elle.

Cette poudre aurait un effet limité dans le temps. Elle peut également être annulé par un antidote (le zombi ne doit jamais être alimenté avec du sel par son maître sorcier car cela aurait pour effet de le dézombifier).

# Posté le jeudi 03 août 2006 19:41

Modifié le vendredi 04 août 2006 15:12

En Europe centrale.

En Europe centrale.
Jusqu'au 19e siècle, il y avait une peur qui planaît dans les populations vivant en Europe centrale concernant le retour des morts. Cela hantait tellement leur croyance que lors de la veillée des morts, il devait assomer le morts supposé pour que celui-ci ne se lève pas sur son lit de mort.

On doit remarquer qu'à l'époque et vue l'avancée des connaissances en médecine, la constatation de la mort était incertaine. Cela pouvait expliquer certain retour à la vie.

# Posté le jeudi 03 août 2006 20:20

Les films de zombi.

Les films de zombi.
Historiquement le premier film de zombi date de 1932 et fut réalisé par Victor halperin ("les morts vivants"). il s'agit ici d'être sous l'emprise d'un seigneur maléfique (correspond à la définition du vaudou).

Il faut attendre 1943 et le film de Jacques Tourneur intitulé "Vaudou" pour voir des zombi qui se déplace tout seul (des êtres mûs par les besoins primaires).

Le véritable film qui va marquer la date de naissance du phénomène zombi au cinéma fut "la nuit des morts vivant" de George Romero en 1968. Il fut accueilli par un déluge de critique assassine, il fut qualifié de film trop pessimiste et les scènes de cannibalisme choquère profondément le public puritain de l'amérique.

Il fut suivis de trois autres opus du même réalisateurs : "Zombie" ou "l'aube des morts vivants" en 1978, puis "le Jour des morts-vivants" en 1985 et enfin "le territoire des morts" en 2005.

D'autres réalisateurs emboîtent le pas à George Romero, comme Lucio Fulci ("l'Enfer des zombies" en 1979) et Dan O'Bannon ("le Retour des morts-vivants" en 1985), pour ne citer qu'eux.

# Posté le vendredi 04 août 2006 15:00

Modifié le vendredi 04 août 2006 15:11

La nuit des morts vivants (1967) de George Romero.

La nuit des morts vivants (1967) de George Romero.
Pitch :

Johnny et sa s½ur Barbara partent se recueillir sur la tombe de leur mère, dans un cimetière isolé de campagne où ils venaient jouer pendant leur enfance. Au même moment, la radio de leur voiture annonce que la station émettrice rencontre des problèmes techniques bien étranges. Johnny ne semble pas très ravi de se trouver là, plutôt ennuyé par le déplacement et la perte de temps imposés, et par puérilité il s'amuse à faire peur à Barbara. Mais en croisant un homme près des tombes, celui-ci sans raison apparente se jette sur Barbara et l'agresse. Johnny se précipite pour la sauver et une violente rixe s'engage entre les deux hommes.

Johnny est tué net. Barbara s'enfuit et trouve refuge dans une maison isolée, bientôt rejointe par Ben, un Noir, lui aussi fugitif. À la radio, les rescapés apprennent la situation: un météore est retombé sur Terre en propageant un terrible virus qui redonne vie aux cadavres. Ceux-ci attaquent les vivants pour dévorer leurs entrailles... La nuit venue, la maison est assiégée par des dizaines de morts-vivants. Ben barricade, comme il peut, portes et fenêtres. Dans la cave se terrent d'autres fugitifs: un jeune couple, Tom et Judy, un couple plus mûr, Cooper et Helen, dont la petite fille Karen a été grièvement blessée par un monstre. Petit à petit, les assaillants gagnent du terrain. Tom et Judy sont tués, puis Barbara devient à son tour la victime des morts-vivants. Cooper, paralysé par la peur, est tué par Ben en état de légitime défense. Dans la cave, la petite Karen, morte, reprend vie pour assassiner sauvagement sa mère... Au petit matin, une troupe de vigiles ratisse la région et abat les monstres d'une balle dans la tête. Seul survivant, Ben sort de sa cachette dans la cave. Il est tué par la patrouille...

Critique :

Tourné en 16 mm, en noir et blanc, avec des comédiens amateurs (les habitants de Pittsburgh en Pennsylvanie ou des amis de l'équipe du film), Georges Romero réalise avec des bouts de ficelles un film culte qui allait boulverser l'histoire du cinéma. Tout les tabous sont levés, les règles du genre (film d'horreur) sont complètement remaniées. Il y a un matricide, on observe des scènes de cannibaliseme, il y a une fin pessimiste, on peut y voir une critique politique de la société américaine, le héros est noir (à l'époque du tournage il fallait vraiment oser bousculer les mentalité pour proposer un acteur de couleur dans un rôle phare), la sacro sainte famille est malmenée (le couple du début censé incarné le ménage idéal est un leurre : le mari se montre lâche et préfère sacrifier les autres pour sauver sa peau... la scène de la petite fille agressant et mangeant sa mère saisit au plus profond le télespectateurs de l'époque) et hooooo !!! damnation la tout puissante amérique est remise en question.

Alors que dans les films de l'époque, il était courant que se présente des solutions pour les héros alors que tout va mal, ici Romero s'amuse a enfoncer encor plus les protagoniste dans les problèmes (les assaillants de plus en plus nombreux, la voiture vide d'essence, le problème des clés de la station-service...).

Le film réalise aussi une étude intéressante sur le comportement humain des gens ordinaires confrontés à une situation hors normes, qui les dépasse. On ne peut que penser à cette phrase de Jean Paul Sartre, dans sa pièce Huis clos : "L'enfer, c'est les autres". Ici, il y a deux ennemis, le vivant compagnon d'infortune et le mort ressuscité. Car en effet, les assiégés ne s'entendent pas. Ils sont incapables de faire front commun (bien longtemps) face à la menace extérieure. Surtout Ben et Cooper, qui se disputent sur la fermeture de la porte menant à la cave... Ben pense que les chances de s'en sortir sont plus grandes en restant dans le salon, Cooper, personnage exceptionnellement antipathique, veut se barricader dans la cave, forçant sa femme à faire de même avec leur fille malade. Le pire, c'est que le personnage le plus odieux de l'histoire (Cooper), s'avérera avoir raison: la cave était un lieu de retrait sûr... Ils se battront également pour la possession d'un fusil et Ben tuera de sang froid Cooper. Même en absence de dispute, les survivants se nuisent les uns aux autres. Par maladresse, Tom fera exploser la pompe à essence leur permettant de faire le plein d'un camion pour s'enfuir, sa compagne et lui s'embraseront et serviront de barbecue aux zombies. Enfin, le seul survivant, Ben, sera abattu par les milices de rednecks chargées de délivrer les victimes des zombies, croyant tirer (apparemment) sur un mort-vivant (on ne peut que penser à un crime raciste à cet instant, comme il y en a eu dans les coins reculés des Etats-Unis).

# Posté le vendredi 04 août 2006 16:42

Modifié le vendredi 04 août 2006 17:36